La démarche RSE de la norme ISO 26000 et les opportunités pour les entreprises.

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Le livre vert de la Commission européenne définit la RSE - Responsabilité sociétale des entreprises comme “l'intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes”. Les entreprises sont davantage conscientes et décidées de mener une stratégie et une opération commerciale durable et respectueuse envers leurs parties prenantes.

C’est la norme ISO 26000 de l'Organisation internationale de normalisation (ISO) qui établit les lignes directrices des RSE et définit comment les organisations peuvent et doivent contribuer au développement durable. Publiée depuis le 1er novembre 2012

Elle n'est pas un document destiné à certifier les entreprises, c'est un document qui tient compte du contexte des organisations et c’est un outil de progrès continu et participatif, respectueux de l'environnement, des parties prenantes, de la société tout en assurant la pérennité économique.

 

Contenu de la norme :

Responsabilité des organisations vis-à-vis des impacts de ses décisions et activités sur la société et sur l’environnement, se traduisant par un comportement éthique et transparent qui:

  • contribue au développement durable, à la santé et au bien-être de la société ;
  • prend en compte les attentes des parties prenantes ;
  • respecte les lois en vigueur tout en étant en cohérence avec les normes internationales de comportement ;
  • est intégré dans l’ensemble de l’organisation et pratiqué dans ses relations.


Les principes éthiques de la norme :

  • La responsabilité de rendre compte ;
  • La transparence ;
  • Le comportement éthique ;
  • Le respect des intérêts des parties prenantes ;
  • Le respect du principe de légalité ;
  • Le respect des normes internationales de comportement ;
  • Le respect des droits de l’Homme.


 

Les piliers de la RSE

Ces piliers centraux sont identifiés comme suit :

  1. la gouvernance;
  2. les droits de l'homme ;
  3. les relations et conditions de travail ;
  4. l'environnement ;
  5. la loyauté des pratiques ;
  6. les questions relatives aux consommateurs ;
  7. les communautés et le développement local.

Chacun de ces points sont des domaines d’action d’une démarche holistique que les organisations doivent suivre.


Pourquoi initier une démarche RSE ?

 

La RSE crée de la valeur

Au niveau politique, la RSE s’inscrit dans le projet d’entreprise, c’est une vision à long terme. Et les bonnes pratiques RSE doivent être cohérentes avec la stratégie et les besoins des parties prenantes. 

 

Vision de future et synergie entre plusieurs acteurs

Lancer une démarche RSE permet de définir une vision globale et pérenne de l’entreprise avec un engagement des employés et ses dirigeants. Sans exigence réglementaire, c’est un choix volontaire qui anticipe les attentes des parties prenantes.

 

Conduite du changement

L’importance de la RSE ne cesse de s’affirmer. Ce n’est pas un effet de mode, mais un levier de conduite du changement pour préparer les entreprises aux transformations sociales et environnementales.

 

S’adapter aux besoins des clients

Choisir la démarche RSE est le moyen de répondre à une demande croissante des clients de plus en plus exigeants.

 

Augmenter la performance 

C’est un pari gagnant tant pour les grands groupes que pour les TPE/PME. Une étude de France Stratégie montre en effet que l’écart de performance entre les entreprises qui introduisent des pratiques RSE et celles qui ne le font pas est en moyenne de 13 %. 

Et les TPE/PME disposent de nombreux atouts pour mener avec succès une démarche RSE. Par les gisements d’emploi qu’elles représentent et leur ancrage dans le tissu social, elles contribuent au développement local.


Les étapes pour la RSE

1. Maîtriser des données d’entrée de décision

  • Définir l'écosystème, les parties prenantes et leurs attentes
  • Analyser les impacts 
  • Définir les domaines d’action.

2. Analyser l’impact sociétal de l’organisation

3. Définir les orientations et planifier

  • Évaluer le rôle de la gouvernance 
  • Définir les lignes directrices, les objectifs et cibles
  • Planifier les actions et préparer une feuille de route d'évolution
  • Définir des indicateurs et mettre en place les tableaux de bord.

4. Mettre en œuvre le système de management

  • Définir des processus
  • Surveiller et contrôler
  • Communiquer avec les parties prenantes et rendre compte.

5. Amélioration continue

  • Gérer et évaluer 

6. Piloter

  • Analyser les données
  • Évaluer l’efficacité du système de management
  • Faire des corrections et d’améliorations