Empreinte carbone : Quelles sont les émissions de Scope 1, 2 ou 3 ?

#blog , #empreinte carbone , #article

Les émissions de carbone des entreprises ont un grand impact sur notre planète et l 'inaction des émetteurs entraîne un dérèglement climatique très important et systémique. C'est pourquoi aujourd'hui les dirigeants accordent désormais une grande attention au développement durable. La durabilité est un impératif commercial et ne doit pas être considérée comme une simple composante de la responsabilité sociétale des entreprises.

Les entreprises doivent réduire leur impact environnemental. L'un des moyens les plus importants d'y parvenir est de réduire leur empreinte carbone, et cela commence par la surveillance des émissions de carbone. Cet article explique les émissions de scope 1, 2 et 3 (définis par le GHG Protocol).

Réduire les émissions de carbone est un impératif pour la survie des entreprises

Les annonces récentes de GAFA montrent à quel point l'empreinte carbone est devenue importante pour les entreprises. Plusieurs grands groupes d'entreprises ont fondé Transform to Net Zéro, avec la mission d'accélérer la transition vers une neutralité carbone.

Les émissions de carbone sont responsables de plus de 80% des émissions globales de gaz à effet de serre (GES) et les entreprises en sont en grande partie responsables. Les entreprises doivent surveiller et déclarer leurs émissions de CO2, ce qui est la première étape clé pour les réduire.


Émissions de scope 1, 2 et 3

GHG Protocol

Le GreenHouse Gas Protocol (GHG Protocol) a été lancé en 2001 par le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) et le World Resources Institute (WRI). Développé en partenariat avec des entreprises, des ONG et des gouvernements, afin de créer un cadre commun de reporting et des outils de mesure pour lutter contre le changement climatique, il est le protocole le plus utilisé au monde. 

Le GHG Protocol découpe le périmètre des émissions GES en Scope 1 : les émissions directes liées à la combustion d’énergies fossiles de ressources possédées ou contrôlées par l’entreprise; en Scope 2 : les émissions indirectes liées à l’achat ou à la production d’électricité et le Scope 3 : toutes les autres émissions indirectes de toute la chaîne de valeur. 

La déclaration des émissions de scope 3 est volontaire et la plus difficile à surveiller. Cependant, les entreprises qui réussissent à agir sur les trois périmètres bénéficieront d'un avantage concurrentiel durable.


Scope 1: Les émissions directes

Ce sont des émissions directes provenant de ressources détenues et contrôlées par l'entreprise. En d'autres termes, les émissions rejetées dans l'atmosphère en conséquence directe d'un ensemble d'activités, au niveau de l'entreprise. Il est divisé en quatre catégories: la combustion stationnaire (par exemple les combustibles, les sources de chaleur). 

Ensuite, la combustion mobile est tous les véhicules détenus ou contrôlés par une entreprise, brûlant du carburant (par exemple, voiture, fourgonnettes, camions). Les véhicules «électriques» (VE) pourraient être inclus dans les émissions de Scope 2.

Autres émissions à déclarer :

  • Fugitives sont des fuites de gaz à effet de serre (par exemple, réfrigération, climatiseurs) et sont mille fois plus dangereux que les émissions de CO2. 
  • Les émissions de procédés libérées au cours des processus industriels et de la fabrication sur site (par exemple, la production de CO2 pendant la fabrication du ciment et les produits chimiques).


Scope 2: Les émissions indirectes - détenues

Ce sont des émissions indirectes provenant de la production d'énergie achetée, auprès d'un fournisseur de services publics. Toutes les émissions de GES proviennent de la consommation d'électricité achetée, de vapeur, de chaleur et de refroidissement.


Scope 3: Les émissions indirectes dans la chaîne de valeur

Les émissions du scope 3 sont toutes les émissions indirectes qui se produisent dans la chaîne de valeur de l'entreprise, y compris les émissions en amont et en aval. En d’autres termes, les émissions liées aux activités de l’entreprise. Selon le protocole GES, les émissions du scope 3 sont réparties en 15 catégories.

Quelques exemples :

  • Voyages et déplacements professionnels 
  • Les déchets générés lors des opérations
  • Les biens et services achetés (émissions en amont) 
  • Fournitures de bureau
  • Le transport et la distribution 
  • Production de carburant
  • Les biens d'équipement (les bâtiments, les véhicules, les machines).
  • Les franchises 
  • Les produits usagés
  • Le «traitement de fin de vie» 

Les entreprises ne doivent pas déprécier, actualiser ou amortir les émissions issues de la production de biens d'équipement au fil du temps. Les entreprises devraient plutôt comptabiliser les émissions totales du sourcing à la porte des biens d'équipement achetés au cours de l'année d'acquisition (protocole GES).

Investissements - les investissements en actions, les investissements en dette, le financement de projets, les investissements gérés et les services à la clientèle.

Le reporting et la réduction des émissions de carbone prennent du temps, sont difficiles et méritent une expertise approfondie. Le plus souvent, les émissions le long de la chaîne de valeur représentent le plus grand impact sur les GES et d'importantes opportunités d'amélioration. N'hésitez pas à nous consulter pour faire votre bilan carbone et vous impliquer.